sábado, 17 de diciembre de 2011

La insurrección de la Nika.


Durante el año 532 el ambiente político en Constantinopla se había ido caldeando progresivamente, por una parte la Renovatio Imperii comenzaba a hacerse sentir de una forma impopular en la capital (guerra con Persia, recorte de los servicios públicos y aumentos tributarios) y, lo que era más peligroso para el gobierno imperial, comenzaba a ser impopular tanto para Azules como para Verdes (e incluso para sectores del Senado).


La situación en Constantinopla

Por otra parte, la política del gobierno de control de las facciones había pasado, en esos primeros años del reinado, de lo titubeante -un poco como si Justiniano dudase en continuar la política de su antecesor en el trono respecto a los partidos circenses- a lo ineficaz (como se encarga de señalar Procopio, cuando dice que el gobierno era “una tiranía ineficaz”), ineficacia que se traduce en una pérdida de autoridad del gobierno en la capital que -poco a poco- va pasando a manos de las facciones que se constituyen en  un auténtico poder paralelo frente al gobierno imperial (un contrapoder que se establece abiertamente como tal), en esas circunstancias -en enero del 532-  de lo ineficaz se intenta pasar -con un golpe policial- a una política de fuerza (lo que desencadenara la rebelión), se intenta pasar, pues, nuevamente a una política de “férreo control”, cosa que se hace en un momento y en una atmósfera por completo inadecuados; en efecto, Juan de Capadocia (Prefecto del Pretorio y jefe del gobierno de Justiniano) intenta dar un golpe de fuerza en una ciudad que ya no controla, pues el control de facto de la misma se hallaba en manos de las facciones que ya tomaban, incluso, el control de los tribunales (la mayoría en manos de los Azules, la facción dominante en esos momentos, otros en manos de los Verdes, muy pocos en manos del gobierno).

La descripción de Procopio

La pérdida del control gubernamental sobre las facciones y, en consecuencia, sobre la ciudad, la refleja Procopio en la Anekdota o Historia Secreta entre VII.1 y VII.42 (“Los disturbios de las facciones”), ahí se describe -en tonos nada halagüeños para las facciones y, sin duda, entre exageraciones y tintes negros; en definitiva, en el tono de un “hombre de orden”- la situación en la ciudad y como ésta había pasado, en la práctica, a estar controlada por los partidos del hipódromo (independientemente que los Azules fuesen, en teoría, favorables al gobierno), dado el interés del texto se reproduce aquí en su mayor parte:

“Comme le peuple était de longue date divisé en deux factions, comme je l’ai raconté dans les ouvrages précédents, il s’associa à l’une d’elles, celle des Bleus, dont il était auparavant un ardent partisan. Il en résulta qu’il mit à confondre et tout bouleverser. Il en résulta qu’il mit à genoux l’État romain. Tous les Bleus surent ne pas suivre les volontés de cet homme, mais seulement tous ceux qui étaient des factieux. Eux-mêmes d’allieurs, avec le temps, donnèrent l’impression d’être le plus modérés de tous les hommes, car ils commettaient des fautes en moins grand nombre qu’ils n’en avaient le pouvoir. Ce n’est pas que ceux de la faction des Verts restassent tranquilles, mais eux aussi donnaient constamment lieu à des accusations, , bien qu’ils fussent continuellement châtiés les uns après les autres. Ce qui précisément les conduisait toujours à des actions de plus en plus téméraires, car il est habituel que des hommes injustement traités s’adonnent au désespoir. En ce temps-là donc, comme il attisait les passions des Bleus et les excitait ouvertement, l’Empire romain tout entier fut agité de fond en comble, comme si était survenu un séisme ou une inondation ou que chacune des villes ait été prise par les ennemis. Tout fut complètement bouleversé et rien ensuite en put demeurer stable, mais les lois et l’ordre de l’Etat, du fait de cette confusion, furent changés en leur contraire...”

“Au début, presque tous [1] portaient des armes: de nuit ouvertement, de jour ils cachaient leurs épées sous leur manteau, le long de la cuisse. Ils se réunissaient en bandes dès qu’il faisait sombre, détroussaient les gens de bien en pleine agora et dans les rues étroites, dépouillant leurs victimes de leurs manteux, leurs ceintures, leurs agrafes d’or et tout ce qu’ils avaient avec eux. Ils n’hésitaient pas à en tuer certains après les avoir volés, pour que ceux-ci en puissent dénoncer à personne ce qui leur était arrivé.

Tous les Bleus qui n’étaient pas des factieux en étaient accablés, car même eux n’étaient pas épargnés. Aussi la plupart des gens utilisaient désormais des ceintures et des agrafes de bronze, ainsi que des vêtements de bien moindre qualité que en l’aurait permis leur rang, de manière à n’être pas tués pour leur élégance, et le soleil n’était pas encore couché qu’ils se retiraient dans leurs maisons et s’y cachaient. Comme le mal s’étendait et que le magistrat établi sur le peuple n’accordait aucune attention aux coupables, l’audace de ces gens en cessait de croître à l’excès. C’est que la faute à laquelle on accorde toute licence se porte par nature à l’infini, puisque même lorsqu’ils sont punis, les crimes en peuvent être complêtement éradiqués. Car par nature, la plupart des hommes sont enclins à pécher facilement.

Il en était donc ainsi pour les Bleus. Quant à ceux de la faction adverse, les uns se ralliaient au parti des premiers, désireux de commettre des crimes avec eux sans être punis, les autres, choisissant de fuir, se cachaient en d’autres régions; mais beaucoup étaient arrêtés même là et tués par leurs ennemis ou châtiés par les autorités. Beaucoup de jeunes gens se précipitaient dans cette compagnie qui auparavant en s’étaient jamais souciés de ces choses, mais qui étaient poussés là par le go<ùt du pouvoir et de la violence. Il n’est aucune vilenie que puissent nommer les hommes qui n’ait été commise en ce temps-là et en soit restée impunie. Ainsi, tout d’abord, ils mettaient à mal leurs adversaires de l’autre faction, mais avec le temps ils tuaient aussi des gens qui en les avaient offensés en rien. Beaucoup, après les avoir achetés par de l’argent, leur désignaient leurs propres ennemis, que ceux-ci mettaient aussitôt àmort en leur attribuant le nom de Verts, alors qu’ils leur étaient totalement inconnus. Et cela avait lieu nom dans l’ombre ni en secret, mais à tout moment de la journée, en chaque endroit de la ville, sous les yeux parfois des personnages les plus importants. Ils n’avaient nul besoin de cacher ces crimes, car la crainte du châtiment en pesait pas sur eux; une sorte de réputation et d’honneur s’attachait même à ceux qui faisaient la preuve de leur force et de leur courage en tuant d’un seul coup une de ces victimes sans armes. Aussi nul en conservait l’espoir de survivre dans ces conditions d’existence incertaines. Tous imaginaient, dans leur crainte, que la mort était sur garantie de salut à quinconque: même dans les plus vénérés des sanctuaries et pendant les panégyries, ils tuaient sans raison aucune. Il en subsistait plus aucune confiance entre amis et proches, car beaucoup périssaient par suite de la trahison de leurs intimes.

Il n’y avait du reste aucune enquète sur ces agissements, mais le malheur tombait à l’improviste sur tous et nul en secourait ceux qui étaient tombés. La force de la loi ou d’un contrat en conservaient plus leur valeur inébranlable et tout était changé en violence et confusion. Le gouvernement ressemblait complètement à une tyrannie, une tyrannie pas même bien établie, mais chaque jour cangeante et sans cesse recommencée. les sentences des magistrats ressemblaient à celles de gens terrifiés, car leur esprit était asservi par la crainte d’un seul homme, et ceux qui jugeaient et émettaient des avis sur des questions en litige redaient leurs jugements, nom comme il leur semblait juste et conforme à la loi, mais selon que chacun de ceux qui étaient en conflit se trouvait être en mauvais ou bons termes avec les factions. Car le châtiment qui menaçait un juge en faisant pas de cas des instructions de ces gens, c’ètait la mort.

Nombreux étaient les prêteurs qui, par force, remettaient leurs créances à leurs débiteurs sans rien recouvrer de la dette; nombreux ceux qui, tout à fait contre leur gré, laissèrent leurs serviteurs recouvrer la liberté. On dit aussi que quelques femmes furent forcées par leurs esclaves à bien des actes dont elles en voulaient pas. Des enfants de personnages importants qui s’étaient associés à ces jeunes gens forçaient leurs pères à faire beaucoup de choses malgré eux, entre autres à leur donner leurs richesses. Beaucoup de jeunes filles furent forcées par les membres des factions à entrer dans un couche impie, et sans que l’ignorent leurs parents. Il arriva aussi à des femmes, bien que mariées, de devoir subir la même chose. On raconte qu’une femme, très élégamment parée, se rendait en bateau avec son mari à faubourg du continent opposé. Comme des gens des factions qui les avaient rencontrés durant cette traversée l’avaient sous la menace enlevée à son mari et fait passer dans leur barque, elle était montée dans la barque avec les jeunes gens tout encourageant discrètement son mari à garder courage et à en rien craindre de fâcheux pour elle, car elle en souffrirait pas qu’ils outragent son corps. Et alors que son mari, avec grande tristesse, la suivait encore du regard, elle se laissa tomber dans la mer et tout aussitôt disparut d’entre les hommes.

Telles étaient les actions qu’osèrent alors commettre ces gens des factions à Byzance. Et cela chagrinait ceux qui en étaient les victimes moins encore que les fautes commises par Justinien contre l’État, car pour ceux qui on souffert les traitements les pires de la part des malfaiteurs, la plus grande part du chagrin causée par ce désordre est allégée par l’espérance ferme qu’il sera puni per les lois et le gouvernement. Lorsqu’ils ont bon espoir pour l’avenir, les hommes supportent plus facilement et plus calmement leur situation présente; mais lorsqu’ils subissent la violence de la part de l’autorité qui est préposée au gouvernament, ils souffrent encore plus de leurs infortunes, comme il est naturel, et ils sont constamment poussés au désepoir parce qu’ils en peuvent attendre de vengeance.

Justinien commettait une faute non seulement parce qu’il en voulait absolument pas s’occuper de ceux à qui l’on faisait du tort, mais parce qu’il en jugeait pas indigne de se présenter ouvertement comme le chef de ceux des factions.

Il faisait donner de grosses sommes d’argent à ces jeunes gens, en avait plusieurs autour de lui et jugeait légitime d’en appeler à des magistratures et d’autres dignités.” [2]

Caos y desafio

En el texto anterior se pueden observar diversas cosas, en primer lugar sobresale el ambiente de fondo de la ciudad: Procopio lo describe como un caos.

Caos que, en realidad, no es otra cosa que una subversión del orden establecido, en otras palabras: se trata de un ambiente pre-revolucionario; entre los detalles truculentos aparecen diversos rasgos significativos que confirman tal situación: ostentación de fuerza armada, control de los tribunales, supresión de deudas, liberación de siervos y confiscación de bienes; todo ello indica que las facciones habían tomado el control de la ciudad -dominando, básicamente, la Azul-, realizaban su propia política y dirimían sus querellas entre ellas al margen del gobierno imperial. En segundo lugar, también queda claro que el dominio de la situación se le ha escapado a Justiniano, de hecho, su abierto apoyo a los Azules ha degenerado no en el control de éstos -como pretendía el emperador- sino en un incremento del poder de la facción al margen del gobierno imperial; el error de Justiniano es evidente: se presenta abiertamente como “líder” de la facción, a diferencia de Justino que la apoya discretamente -manteniendo una postura distante- exigiendo a cambio contrapartidas políticas (es decir, le otorga su favor a cambio del apoyo de la facción, pero no se “rinde” a ella), Justiniano se “sube” al bando Azul mucho más que éstos al bando imperial, de tal manera que las acciones y decisiones de la facción van siendo virtualmente asumidas por Justiniano -al menos nominalmente- en lugar de asumir los Azules las acciones de Justiniano.

Cosa que, ciertamente, no pretendía el emperador y que convierte su gobierno -en la ciudad- en la práctica en lo que Procopio llama una “tiranía ineficaz” -ineficaz cuando trata de manejar en su provecho a un partido, ineficaz también cuando trata de reprimir a ambos partidos y reasumir el control de la situación-. Finalmente, el texto, también muestra una situación significativa: las facciones luchan entre ellas por el control de ciudad, pero en esa lucha ambas actúan tácitamente al margen del gobierno imperial e imponen sus propios criterios y sus propias medidas, el sustrato de fondo de la Nika es evidente: se ignora olímpicamente la autoridad imperial y, ambas facciones, se mueven dentro del implícito de reconocer mutuamente su propia autoridad (por encima de la imperial).

Características narrativas de Procopio

Por otra parte, Procopio es un autor que aparece claramente ligado a las tradiciones de la historiografía romana, cosa que se muestra claramente en su Historia Secreta, donde no se escatima críticas al demos -vinculado aquí a las facciones- al que se tilda de “caprichoso”, “sanguinario”, etc. (exactamente igual que lo hacen otros autores, como Suetonio o Tácito) y,  donde, tampoco faltan los más feroces ataques a la figura de Justiniano y otros miembros del gobierno imperial.

Es decir, Procopio entra de pleno en la tradición de la historiografía senatorial -llena de desprecio al pueblo y de invectivas al emperador- , dentro de la cual el principado o el dominado era denostado, cualquier aproximación a una democracia -es decir, a un gobierno del pueblo tal y como se entendía en la antigüedad- era profundamente despreciada y la forma “optima” de gobierno no era otra que una república oligárquica (es decir, el gobierno del Senado).   

Por ello, al acercarse a la Historia Secreta como fuente de información, se han de tomar unas ciertas prevenciones; si ningún autor es “objetivo” Procopio ni siquiera pretende serlo, la Historia Secreta aparece llena de una subjetividad pro-senatorial y, en ese sentido, aristocrática.

Es necesario tener en cuenta, además, la tradición literaria en la que se inscribe la Anekdota (literalmente “las Inéditas”, pues estaba destinada a publicarse a la muerte de su autor) o Historia Secreta, ésta pertenece al Panfleto (que combinaba polémica y sucesos secretos, en el sentido moderno de “materia reservada”) cultivado, por ejemplo, por Cicerón.

Ello implica que si bien se refieren acontecimientos históricos reales se pretende polemizar alrededor de ellos -se pretende cuestionar la actitud de sus protagonistas- y oponerse explícitamente a la propaganda oficial (de la que, sin embargo, el mismo Procopio era en parte responsable, de hecho, el resto de su obra la había realizado como historiador oficial de las campañas de Belisario y de la Corte) si era necesario con una...contrapropaganda (que podía ser tan falsa o tan verídica como la oficial).

Por todo ello, se debe considerar a la Anekdota (y, de hecho también a las obras oficiales) como una fuente inapreciable de información de la época -no sólo en cuanto a hechos, sino en cuanto a reflejo de la misma (cultura, costumbres, etc.)-, que explica hechos fiables (en cuanto a que se produjeron realmente) en lo general e incluso, posiblemente, en los detalles, pero también, posiblemente,...tendenciosamente relatados.

De hecho, Procopio no se contradice prácticamente en ningún punto de su obra (cuida de no desmentirse a sí mismo en los detalles) y utiliza hechos reales para sacar sus propias consecuencias (manejándolos, eso sí, tergiversándolos si es necesario para que coincidan con sus propósitos). Por ejemplo, Procopio declara que Justiniano dilapida la reserva de oro dejada por Anastasio en 324.000 libras de oro (equivalentes a 23.040.000 solidus aureus [3]), la existencia de dicha reserva la confirman otras fuentes (Juan de Efeso), pero indican que a la muerte de Justiniano dicha reserva se encontraba... intacta; naturalmente, de este dato en particular se puede inferir que existió una reserva de oro acumulada durante el reinado de Anastasio I, pero ya no se puede discernir tan claramente si dicha reserva la agotó o no Justiniano (si bien, la investigación actual coincide -gracias a diversos datos, entre otros a la propia política fiscal de las diferentes administraciones de Justiniano-, en un aumento de la presión fiscal del Estado y de sus gastos debido a la Renovatio Imperii, si el gobierno necesitaba dinero resulta poco probable que no se recurriese a una reserva de oro existente).

En definitiva, puede decirse que los datos de Procopio son fiables -en su mayor parte- pero que sus interpretaciones no lo son tanto (como mínimo hay que tomar precauciones respecto a ellas; determinado dato fuera de contexto puede ser un pretexto) y sus invectivas posiblemente sean aún menos seguras.

El estallido de la Nika

La situación de Constantinopla en enero del 532 era, como ya se ha dicho anteriormente, pre-revolucionaria, la ciudad estaba controlada por las facciones que “formaban auténticos partidos políticos, favorables u hostiles al poder establecido y susceptibles, cuando las circunstancias lo exigen, de organizarse en milicias: vemos, bajo la amenaza del enemigo, que los Verdes protegen los puertos, los Azules defienden un barrio de la ciudad. Representan a colegios populares, los demos” [4] y el gobierno imperial deseaba volver a hacerse con el dominio de la situación y de la capital (pues había perdido lo uno y lo otro).

Además, en los primeros días de enero se habían cometido una serie de asesinatos de Verdes ante la pasividad de la administración, hecho que había exasperado al partido Verde más de lo habitual  pues consideraban implicada a la propia emperatriz (cuya parcialidad era considerada una muestra de complicidad en los sucesos); en esas circunstancias cualquier incidente podía representar el papel de “la chispa que prende fuego a la pólvora”. [5]

Los detalles, las circunstancias en las que se desarrollan los acontecimientos de la Nika los refiere Procopio en La guerra persa; siguiendo ese guión, y los datos de otros autores [6], se puede establecer la pauta de los sucesos.

Los juegos del Hipódromo de enero del 532 debían celebrarse antes del idus (13, según el calendario romano) de dicho mes, ante los desórdenes y lo enrarecido de la situación Justiniano optó por presidir él mismo los juegos en lugar de nombrar a un consúl para ello, encargando al Prefecto del Pretorio, Juan de Capadocia, el mantenimiento del orden en la ciudad.

El domingo 11 de enero se inauguraron las carreras, en el intervalo entre dos carreras, el Orador de los Verdes se puso en pie y llamó a gritos la atención de Justiniano en el palco imperial iniciando un diálogo con el emperador (un anunciador o heraldo contestaba por el emperador), en los siguientes términos:
           
“El Orador de los Verdes: ¡Viva Justiniano augusto! Sé victorioso. Bondadoso señor, estoy afligido. Dios sabe cómo estoy de oprimido aunque no puedo nombrar al opresor.

Anunciador: ¿Quién es él? No lo conocemos.
-¡Oh, será encontrado en la calle de los zapateros!
-Nadie te ha dañado.
-Tú sabes la verdad, tres veces augusto, sobre el que me oprime.
-Nosotros no sabemos quién te oprime.
-El perecerá como Judas.
-No has venido aquí a presenciar los juegos, sino a insultar a los jueces.
-Mi opresor perecerá como Judas.
-Silencio , maniqueos, judíos, samaritanos.
-¡Oh! ¿Nos llamas judíos y samaritanos? Ahora la Madre de Dios está con nosotros.
-Callad u os cortarán la cabeza”.
           
En esas circunstancias el Orador Verde cambió, aparentemente, de tono implorando al emperador que no se encolerizase con su informe, ya que hablaba en nombre de los que no podían ser escuchados y que él mismo se arrepentía de haber venido porque estaba siendo tratado con desprecio, a partir, de ahí el diálogo con el emperador, a través del anunciador, se reemprende:

“Anunciador: Cada cual es libre de ir donde quiera sin peligro.
Orador: Me dicen que soy libre. Pues bien, tengo que hacer uso de mi libertad. Si un hombre es libre, pero se sabe que es un Verde, será castigado. La justicia permanece ciega cuando se trata del color Verde. Deténganse todos estos asesinatos y déjese que seamos castigados legalmente. Los seres humanos no pueden ser oprimidos como si fueran castigados por la ley. Más valía que Sabbatius no hubiera nunca nacido. Porque su hijo [7] es un asesino...

Orador Verde: Un carpintero que estaba trabajando aquí ha sido asesinado ¿Quién lo mató?
Demarca [8]de los Azules: Tu bando es el único que entra en el Hipódromo con asesinos.
           
Orador Verde: Sí, tu bando. Vosotros podéis matar y se os protege en la huída.Señor Justiniano, ¿quién mató al carpintero?.
Anunciador: Vosotros mismos.
Orador Verde: Justiniano, ¿quién mató al hijo de Epigatos?
Anunciador: Tú tratas de culpar a los Azules.
Orador Verde: Ahora, quiera Dios Nuestro Señor tener piedad de nosotros. Nuestro Señor no nos engañará. Discutiré con mucho gusto con cualquiera que diga que Dios hace que tales cosas sucedan. ¿Quién es el que nos engaña? Explicadme esto.
Anunciador: Tú estás blasfemando. ¡Cállate!
Orador Verde: ¡Si tal es el deseo del más Majestuoso! Ahora ya conozco la verdad, pero me callaré. No pediré justicia aquí. Podemos darnos por muertos si nos quedamos. Buscad vuestros huesos espectadores.” [9]
           
Tras esto el Orador de los Verdes, seguido por todo su bando, salió del Hipódromo, boicoteando con ello las carreras, les siguieron los Azules iniciandose una batalla campal en la calle.

Aprovechando los incidentes entre Verdes y Azules el Prefecto del Pretorio decidió realizar una demostración de fuerza que pusiese en su lugar a ambas facciones y devolviese el control de la ciudad al gobierno: arrestó a los dirigentes de los tumultos, tanto Verdes como Azules, los juzgó sumariamente y los ahorcó, dos de ellos (uno Verde y otro Azul) sobrevivieron a la ejecución y fueron llevados a un hospital eclesiástico (que en principio gozaba del derecho de asilo).

El Prefecto ignoró el derecho de asilo -ya que había decidido demostrar que el gobierno actuaba enérgicamente- y los arrestó de nuevo trasladándolos a la Prisión Estatal (en el sector palatino, cerca del Hipódromo); fue un error, pues la acción policial consiguió lo imposible: la alianza entre Verdes y Azules.

El demarca de los Azules se dirigió al cuartel general de los Verdes con una bandera de tregua y, en una entrevista con el demarca de los Verdes, propuso una acción conjunta contra la policía; el demarca Verde acepto y se declaró una tregua temporal entre ambas facciones. Las facciones acordaron que durante las carreras de Año Nuevo (que se celebrarían el 13 de enero) y tras saludo de lealtad a Justiniano cuando entrara en el hipódromo, Azules y Verdes -al unísono-  solicitarían la libertad de los dos prisioneros (se argumentaba que Dios había salvado sus vidas por milagro) y la destitución de Juan de Capadocia (el Prefecto del Pretorio).

Dicha acción se llevó a cabo y Justiniano tuvo  que oír los gritos del público que solicitaba la destitución del Prefecto y la libertad “de los dos hombres que fueron amparados por el Señor”, la petición se repitió constantemente, después de cada una de las veintidós carreras que se realizaron ese día, pero Justiniano decidió no contestar, e ignorar la petición.

El desarrollo de la insurrección

Entonces, el mismo 13 de enero por la noche, los demarcas acordaron una acción más contundente, se dio una contraseña común para ambas facciones: nica (Nika, es decir, Victoria); también se acordó un grito de combate: “¡Vivan los humanos azules-verdes!”; se rodeó la prefectura y se exigió la liberación de los dos detenidos, al no recibir respuesta se atacó e incendió la prefectura, la primitiva iglesia de Santa Sofía y el vestíbulo del palacio imperial (los guardias, que simpatizaban con los rebeldes, no intervinieron): había estallado la revolución.

En la mañana del 14 de enero Justiniano decidió no darse por enterado de lo sucedido e intentó continuar las carreras (tratando de aparentar normalidad y, con ello, incitar a las facciones a una desmovilización, al tiempo que utilizaba las propias carreras como distracción), no dió resultado, Justiniano tuvó que abandonar el hipódromo, los rebeldes rodearon el palacio -dando comienzo a un verdadero asedio- y exigieron la destitución de Juan de Capadocia, Triboniano (ministro de Justicia) y del prefecto urbano.

Siguieron sin recibir respuesta alguna por parte del gobierno, ante lo cual la revolución se generalizó por toda la ciudad: se asaltarón los arsenales (sacando y distribuyendo las armas al pueblo), se solicitó la reunión del Senado y a los rebeldes se unieron los guardias de los nobles enemigos de Justiniano y parte de los guardias del propio palacio. El centro de la ciudad y numerosas dependencias oficiales se encontraban en llamas y hubo un éxodo masivo de quienes no participaban en la insurrección hacia los muelles (tratando de pasar a la orilla asiática del Bósforo).

El 15 de enero Justiniano intentó acabar con los desórdenes apelando al cristianismo de sus súbditos, envió a una delegación de obispos y sacerdotes con estandartes y reliquias sagradas: fueron recibidos por una lluvia de piedras y ladrillos, teniendo que huir a palacio. Ante esto Justiniano decide enviar contra los rebeldes, desde palacio, a las tropas del ejército regular con que cuenta (dos secciones del ejército, con unos 3.000 hombres en total, mercenarios hérulos y godos en su mayoría, mandados por Belisario y Mundus), los soldados salen a la ciudad: se encuentran frente a ellos calles bloqueadas y grandes edificios desde los que les lanzan proyectiles, cuando consiguen superar alguna barricada se les lanzan pesados carros cargados. Unas termas y las alturas del Octógono se habían convertido en fortalezas para el pueblo. Las tropas se retiran nuevamente al Sagrado Palacio, habían sido derrotadas.

El 16 de enero Justiniano envia un heraldo a la Plaza de Augusto para anunciar la destitución de Juan de Capadocia, de Triboniano  y del prefecto urbano, se rendia así a las primeras peticiones de los rebeldes (respecto a los dos prisioneros cuya libertad se reclamaba inicialmente, hacia tiempo que habían sido liberados por la revolución); pero, a esas alturas, esa concesión ya no bastaba para sofocar la insurrección, pues los rebeldes querían deponer no sólo al gobierno sino también al emperador (por ello convocaban insistentemente al Senado a reunirse: para hacer oficial la deposición de Justiniano y la elección de otro emperador).

El 17 de enero ardían también la iglesia de Santa Irene, la Galería Real (una biblioteca), los baños de Zeuxipo, las Arcadas de los Orfebres y la Calle Principal hasta la altura del foro de Constantino.

El 18 de enero Justiniano decide marchar de nuevo al Hipódromo y apelar públicamente a la paz -el Hipódromo se encontraba conectado directamente al Palacio por una serie de corredores entre éste y el Palco Imperial o Kathisma-; el emperador se dirige desde el Palacio Dafne, por la arcada privada que bordeaba la iglesia de San Esteban, hasta el palco Kathisma, lleva consigo un ejemplar de los Evangelios y va escoltado por sacerdotes y tropas de excubitores (nombre de uno de los tagmata, destacamentos de guardias, de palacio), desde el palco real se dirige a la multitud que atestaba el Hipódromo: Justiniano declara -por medio del Anunciador-  que otorgaba el perdón a los rebeldes, que destituye a sus ministros, concede el perdón a los dos sobrevivientes del ahorcamiento, nombra a un nuevo prefecto urbano y asegura que nadie en la ciudad sería arrestado, en todo ello empeña su palabra de emperador y su fe como cristiano.

Ahora bien, las facciones -a través de sus jefes, los demarcas, ya habían decidido deponer a Justiniano, acabar con sus seguidores y colaboradores y elegir a uno de los sobrinos del emperador Anastasio, llamado Hipacio, como nuevo emperador. Tras el discurso de Justiniano se produce un momento de silencio, un titubeo (lo justo para decidir si se opta por el acuerdo o se prosigue la revolución), el silencio es roto por un grito que interrumpe al Anunciador: “¡Todo eso es mentira!”,  tras ese grito estallan los insultos y las piedras y proyectiles llueven sobre el palco real; Justiniano vuelve a repetir su oferta entre los abucheos y jura sobre los Evangelios que las cumplira, la multitud le responde con este grito: “¿Quién mató a Vitaliano? Hijo de Sabbatius, ¿quién mató a Vitaliano? Perjuro, ¿quién mató a Vitaliano?”.

Justiniano no pudo responder nada a esto y se retiró precipitadamente a palacio. El fracaso de esta tentativa decide finalmente a los senadores y a numerosos oficiales (que se mantenian a la expectativa), cómo el edificio del Senado se había incendiado se reunieron en el foro más cercano y acuerdan, como primera medida, coronar al nuevo emperador y atacar el Sagrado Palacio (donde se refugiaba Justiniano); de hecho, los senadores no hacían más que secundar lo que ya habían aprobado las facciones, en esos momentos el poder, aparentemente, había pasado a manos del demos.

Mientras el pueblo proclamaba emperador a Hipacio y lo llevaba en triunfo hasta el foro de Constantino y de allí al Hipódromo donde lo instala en el palco imperial (con lo que queda bien claro a quién debe el trono el nuevo emperador, y cual ha de ser la base de su poder: el demos), Justiniano prepara planes de fuga -así se lo aconsejaba, además, la mayoría de sus escasos leales- hacia Macedonia (noticia que llega rápidamente a oidos de los rebeldes, por medio de algunos esclavos que escapan del palacio), es en esas circunstancias cuando -según las fuentes- interviene la emperatriz Teodora, pronunciando el siguiente discurso: “Si la fuga fuese el único medio de salvarse, renunciaría a la salvación. El hombre ha nacido para morir y aquel que reina no debe conocer el miedo. César, escapa tú, si quieres: ahí está el mar, ahí las naves que te esperan y tienes bastante dinero. En lo que a mí respecta, acepto el viejo dicho de que la púrpura es la mejor de las mortajas”; si hay que creer en esto a las fuentes, esa intervención impulso a Justiniano a cambiar de idea y le salvo el trono.

Mientras los guardias de palacio permanecen acuartelados y neutrales, las fuerzas del ejército regular, al mando de Belisario y Mundus, vuelven a salir de Palacio en dirección a la ciudad y el Hipódromo, esta vez cuentan con el factor sorpresa, cruzan en columnas la ciudad y alcanzan el Hipódromo sin resistencia -pues los rebeldes ya consideraban que la revolución había triunfado y el pueblo, al tiempo que celebraba una asamblea en el Hipódromo, aclamaba a “su” emperador y festejaba la noticia de la fuga de Justiniano-; nadie, entre los rebeldes, esperaba un ataque y menos en esas circunstancias.

Los soldados irrumpen en el Hipódromo, donde encuentran a las fuerzas rebeldes reunidas en gran número y en un espacio donde, por un lado, no pueden maniobrar y, por otro lado, es descubierto (una vez que las puertas de acceso, donde se hubiese podido detener fácilmente a los atacantes, habían caido en poder de los soldados ya que no se encontraban custodiadas), además se trata de una milicia ciudadana mal armada frente a los soldados profesionales de Belisario completamente acorazados, en un espacio que, como se ha dicho, no ofrecía protección alguna (no había posibilidad de organizar barricadas ni defensas).

La batalla que se produce degenera rápidamente en matanza (los soldados no se habían limitado a ocupar las puertas del Hipódromo, sino que habían tomado posiciones en las gradas más altas, de las cuales descendian en formación y mataban metódicamente), de los primeros intentos de resistencia de las fuerzas revolucionarias se pasa al pánico y a las muertes provocadas por los soldados se añaden las que se producen por aplastamiento y asfixia en la huida de la multitud.

Era el fin de la insurrección de la Nika -justo en el momento en el que parecía alcanzar la victoria que proclamaba su consigna-, y con ella el fin de la posibilidad de un gobierno controlado por el demos, y del papel político de sus facciones (después de cierto tiempo éstas volvieron a surgir, pero nunca volvieron a alcanzar el grado de influencia ni de peligrosidad que habían tenido para el gobierno imperial, en otras palabras: dejaron de ser un contrapoder). La insurrección de la Nika duró desde el 11 de enero, si se considera que comienza a partir de la interpelación de los Verdes a Justiniano, hasta el 18 de enero -cuando se ahoga en sangre-, es decir, un total de ocho días, y se calcula que significo entre 30.000 y 50.000 víctimas (la cifra cambia según la fuente).

Dudas que plantea el relato tradicional

Por otro lado, resulta sospechoso el final del relato de la insurrección de la Nika, hay algo de sospechoso y artificial en esas “frases celebres que cambian el curso de la Historia” (como, por ejemplo, el discurso de Teodora), en ese “desmoronamiento súbito” e inesperado justo en el momento del triunfo de los rebeldes; es demasiado efectista y dramático, por decirlo así, demasiado teatral.

Aparece como algo más plausible la imagen de una lucha calle a calle, barricada a barricada, una derrota lenta pero implacable a lo largo de los ocho días de insurrección, que termina con el asedio de los rebeldes en el Hipódromo (su centro neurálgico) y su aplastamiento final.

Incluso lo escueto de los efectivos imperiales -tan sólo 3.000 soldados, a lo sumo- resulta enormemente sospechoso (pese a la explicación racional de Procopio de su éxito final).

Por otro lado, el relato de la insurrección de la Nika aparece en el Bellum Persicum de Procopio, y esta obra (a diferencia de la Anekdota) es una obra de propaganda, en la que se cuenta la Historia oficial del reinado de Justiniano y de las campañas de Belisario, y en ella caben todo tipo de exageraciones, como, por ejemplo, el aumentar el número de los enemigos y el disminuir las propias fuerzas, éste es un ardid bastante habitual en la historiografía antigüa (otro episodio sospechoso, en esta línea, es, por ejemplo, el de los 300 espartanos del rey Leónidas que detienen en las Termópilas, durante varios días, a todo el ejército persa), mediante el cual se resalta el valor de los propios y la cobardia de los contrarios.

Además, conviene recordar quién era Procopio, lo cual puede aclarar algunos aspectos de su relato, en el mismo, de todos los personajes del bando oficial sólo hay tres que salen bien parados: Teodora, Belisario y su colega Mundus (la emperatriz y dos militares). Justiniano aparece como mínimo como un individuo irresoluto que, incapaz de controlar la situación, esta a punto de perder el trono, Juan de Capadocia (uno de los principales enemigos políticos de Teodora) es un funcionario inepto -su política fiscal y su acción policial forman parte del estallido de la Nika- y además cobarde (pues es uno de los más fervientes partidarios de la fuga de Justiniano y la Corte); los tagmata de la ciudad -las tropas de palacio (una especie de equivalente de la antigua guardia pretoriana)- en el mejor de los casos muestran una lealtad dudosa (cuando no una traición abierta).

Por el contrario, Belisario y Mundus aparecen siempre serenos y valerosos, dispuestos a actuar enérgica y eficazmente; la emperatriz Teodora es -en el fondo- quién toma el mando y salva la situación el trono, su actitud es además valerosa y siempre digna (llena de “majestad imperial”) durante la crisis; las tropas regulares de Belisario y Mundus (mercenarios hérulos y godos) se muestran en todo momento leales y dispuestas a afrontar todos los riesgos y los mayores peligros.

Pues bien, Procopio era el secretario greco-sirio de... Belisario y su cronista oficial -antes que el de Justiniano-, por ello no es de extrañar que el papel de Belisario y sus tropas (que eran las regulares y no los tagmata) sea en todo momento no sólo digno sino, a la postre, decisivo; el apoyo político de Belisario en la Corte de Constantinopla era...Teodora -no Justiniano que, más bien, sentía una gran suspicacia hacia las supuestas ambiciones de su general-, y Teodora es de facto el jefe enérgico que se hace cargo de la crisis y la soluciona.

Como se ve, la propaganda de Procopio no sólo es oficial, sino políticamente muy definida respecto a un sector muy concreto de la Corte; los hechos -al menos los de fondo, la corriente que alimenta la acción, no tanto las actitudes personales y los detalles- no necesariamente son falsos, por el contrario la práctica totalidad de las investigaciones los consideran fiables (y además se suelen confirmar en otras fuentes), pero lo que si estan son claramente manipulados.

Por lo demás, todas las fuentes -contemporáneas y posteriores- coinciden, en lo básico, en la explicación de los hechos, y si se puede sospechar del Bellum Persicum de Procopio, lo que esta claro es que el De Magistratibus de Juan Lido (otro contemporáneo de Justiniano) es un monumento a la adulación imperial.

En definitiva, poco más se puede hacer que manifestar una cierta extrañeza y algunas dudas, pues sól se cuenta con las fuentes eque existen, sospechosas o no, tendenciosas o no; no obstante, eso sí, respecto a esas fuente se puede parafrasear a Hamlet: “Hay algo que huele a podrido en Dinamarca”.

Las medidas que, políticamente, tomó Justiniano a continuación se pueden resumir en unas inmediatas: ejecución de Hipacio (el emperador rival) y su hermano Pompeyo, arrestos, confiscación de bienes y prohibición de las carreras de carros en la ciudad (y, en consecuencia, de las facciones), y otras, en la misma línea política “de fondo” y que resume Procopio en un texto: “Les théâtres, les hippodromes et les cirques étaient tous le plus souvent fermés...Par la suite, il ordonna que ces spectacles cessent même à Byzance” [10].

Es decir, se cierran, no sólo en Constantinopla sino en el conjunto del Imperio, todos aquellos espacios que tradicionalmente habían sido el ámbito de reunión y expresión política del populus; ciertamente también hay una explicación económica a dicha medida: las arcas del Estado ahorran mucho dinero anulando o disminuyendo los espectáculos públicos, pero tal medida hubiera sido prácticamente impensable antes de la insurrección de la Nika (probablemente, en sí misma, hubiera provocado una insurrección); además otro fragmento del mismo texto indica que no se trata -únicamente- de ahorrar fondos al Estado, sino de suprimir todos los espacios de espectáculos posibles -vengan los fondos de donde vengan-: tous les fonds que les habitants des villes avaient recueilli localement pour...les spectacles, il les transféra et osa les mélanger aux fonds publics” [11].

Aquí todo queda claro: se confiscan -en la práctica- los fondos recaudados por los municipios, que por lo tanto no generaban gasto alguno al Estado, destinados a los espacios circenses y de espectáculos; en otras palabras, se trata de reducir los espacios políticos, los espacios de contrapoder, del populus.


Jorge Romero Gil


Bibliografía

Auguet, Roland: Crueldad y civilización: los juegos romanos, Ed. Orbis, Barcelona, 1985.

García Moreno, L.A.: La Antigüedad tardía. Problemática historiográfica y nuevas perspectivas, “Dossier de prácticas”, Ed. Societat Catalana d’Arqueologia, Barcelona, 1992.

Herodiano: Historia del Imperio Romano después de Marco Aurelio, Ed. Gredos, Madrid, 1985.

Lamb, Harold: Teodora y el emperador, Ed. Grijalbo, Barcelona, 1967

Procope: Histoire secrète, Ed. Les belles lettres, París, 1990

Procopio: La guerra persa, Ed. Gredos, Madrid, 2000

Zósimo: La Nueva Historia, Ed. Gredos, Madrid, 2000



[1] Procopio se refiere aquí a todos los miembros de las facciones, tanto Verdes como Azules, que, por otro lado, estaban organizados como milicia urbana
[2] PROCOPE, Histoire secrète, VII.1-VII.42, Ed. Les belles lettres, París, 1990, pág. 52-56.
[3] El solidus aureus era la moneda imperial establecida por Constantino I, en el siglo IV, y en vigor a lo largo de toda la historia del Imperio de Oriente; algunas hipótesis afirman que tal moneda nunca llegó a ser de uso corriente sino que era más bien una especie de patrón o valor de cambio, un poco al estilo de lo que actualmente es el ECU; no obstante, lo que si es seguro es que el solidus aureus se acuño, pues existen diferentes muestras de esta moneda de distintos reinados.
[4] AUGUET, Roland, op. cit., pág. 121.
[5] ibidem, pág. 122.
[6] Si bien la fuente más utilizada para estos sucesos es el Bellum Persicum de Procopio de Cesarea, existen otros textos que refieren los mismos acontecimientos, se tratan de: la Chronica, ad annum Christi 532, de Mario Aventicenses; la Chronographia de Juan Malalas; el Fragmentum Tusculanum; el Epitome historiarum de Juan Zonaras y el De Magistratibus de Juan Lido.
[7] Se refiere al propio Justiniano.
[8] El Demarca de los Azules era, literalmente, el “Jefe del pueblo de los Azules” (de demos, pueblo y árchein, mandar), era el máximo dirigente de una facción.
[9] PROCOPIO, La guerra persa, citado por H. Lamb en Teodora y el emperador, Ed. Grijalbo, Barcelona, 1967, pág. 90-92.
[10] PROCOPE, Histoire secrète, XXVI.8.9, Ed. Les belles lettres, París, 1990, pág. 126.
[11] ibidem, XXVI.5, pág. 126.



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